Les Hameaux de Cervens

Les hameaux, autrefois distincts, sont aujourd’hui reliés par un continuum d’habitations. La notion de hameau est devenue toute relative.

(1 km – nord-est) Attesté en 1568 dans un document établi pour la gabelle du sel, Pessinges est le hameau le plus peuplé du village, un tiers des habitants y résident.

Le hameau historique est bien groupé autour de la place du Four ; il était traversé par la route de Fessy à Draillant jusqu’à ce qu’une déviation soit ouverte au début du XXe siècle. La scierie Pomel ouverte en 1950, y a fonctionné jusqu’en 2001.

Vue générale au début du XXe siècle.

(0,7 km – sud-ouest) C’est le seul hameau, avec Pessinges, dont l’existence est attestée en 1568. Il comptait alors 4 feux (une vingtaine de personnes). Il a grandi jusqu’à compter 48 habitants en 1886.

À 600 m à l’ouest du village sur la route de Fessy et Bons. La Gournaz (ou Gurnaz), ruisseau qui prend sa source dessous le Col de Cou à 1000 m d’altitude marque la limite avec Fessy.

Le Reyret en 1930.

(500 m – nord) Une habitation et ses dépendances forment le hameau en 1730. Une boulangerie et une forge sont apparues au début du XXe siècle.

Terrotet est traversé par le canal des Moises qui a jadis alimenté une scie, une meunerie, la forge Gaillard (jusque vers 1960), le pétrin du boulanger et un battoir de chanvre. La zone artisanale des Lanches, regroupant plusieurs entreprises et offrant de nombreux emplois fait la liaison avec Pessinges depuis les années 1990.

La boulangerie Jordan-Meille en 1960.

Au bord de la rivière, en contre-bas du hameau, on peut voir la trace du battoir à chanvre et d’un pressoir à roue.

(500 m – sud de Pessinges) Chez Bolley est un hameau sur l’ancien chemin du Col de Cou. il est le point de départ de plusieurs circuits qui rejoignent la route du Col.

Le hameau en 1960 avant les rénovations des bâtiments.

(700 m – sud) Après être passé Chez Garin en haut de Cervens, le chemin du col de Cou arrive à un groupe de maison déjà présent en 1730, à 1 km du chef-lieu : quelques habitations avec granges, écuries et dépendances.

(1 km – sud) 

Au début du XVIIIe siècle, une habitation, grange et masure, isolées dans la montée du Col de Cou, constituent le lieu-dit Chez Pallin.

Un simple sentier relie le hameau au chemin du Col. 

 Il est inhabité au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui, plusieurs résidences récemment modernisées sont desservies par une belle route asphaltée, point de départ de chemins forestiers vers Le Chalet et le Col de Cou.

Dans les années 1960

 (2,8 km – sud) Apparu au milieu du XIXe siècle, quelques maisons, un restaurant, un ancien hôtel transformé en appartements constitue le hameau, à 4 km d’Habère-Poche.

Le restaurant du Col de Cou vers 1950. Noter l’absence de couvert végétal à droite de l’Aiguille.

(1,7 km – sud-est) Sur le chemin du Col de Cou, quelques maisons isolées ont formé le petit hameau du Chalet : deux habitations et quelques vestiges aujourd’hui difficilement repérables.

Une seule habitation subsiste en contrebas de la route du col. 

Aujourd’hui, des chemins de promenade – tel le Miroir des eaux – relient les différents hameaux. Plusieurs parcours, depuis Chez Bolley, Chez Pallin ou Le Taillou rejoignent Le Chalet et le Col de Cou. Ils sont également des chemins de desserte agricole et forestière après avoir été, jusqu’à l’ouverture de la route du Col de Cou en 1935, des voies de communication avec la Vallée Verte.

Les distances sont comptées « à vol d’oiseau » depuis le chef-lieu.