Le livre du cinquantenaire

 

Présenter l’histoire et la vie du Foyer rural de Cervens n’est pas chose aisée. Faire tenir cinquante ans d’une vie bouillonnante d’activités, d’événements festifs et culturels d’une part, faire ressortir l’engagement, le militantisme des nombreux bénévoles qui ont fait le Foyer d’autre part en quelques dizaines de pages impose des choix. L’auteur de ces lignes les assume.

La première partie de l’ouvrage traite de l’histoire du Foyer dans le temps et le situe dans l’espace communal.

Le Foyer n’est pas apparu par hasard : avant lui, la vie associative existait à Cervens, depuis fort longtemps. A partir de 1965, il s’est développé suivant une trajectoire pas toujours rectiligne, faite de militantisme, de fraternité, de conflits parfois – mais jamais bien graves – avec pour objectif de proposer à ses adhérents – et plus largement à l’ensemble de la population – des événements et des animations pour des loisirs de qualité.

Ce faisant, le Foyer a largement contribué à donner de Cervens l’image d’un village dynamique, apprécié pour ses animations et les bonnes relations qu’elles induisent entre les différentes composantes de sa population.

Le Foyer est né parce que les élus des années soixante ont voulu une politique socio-culturelle ambitieuse, ouverte à tous, dans une commune alors essentiellement agricole où les occasions de loisir étaient rares. Il s’est développé, en bénéficiant du soutien sans faille des administrations communales successives, en suivant l’évolution de la société, de ses attentes et des mentalités. Il s’est développé en fonction des moyens techniques et financiers mis à sa disposition – subventions communales, de la Caisse d’allocations familiales, etc. – mais surtout par la volonté de ses comités successifs d’organiser des activités festives d’envergure telles que la Vogue ou la fête du Foyer pour financer les activités.

Peu à peu, les mentalités ont changé, le bénévolat s’est amenuisé, les financements ont évolué. Mais les activités proposées aux adhérents sont toujours là.

La seconde partie traite du Foyer rural au quotidien, de ses réalisations.

D’abord, sont présentés les principaux événements tant festifs que structurels qui ont rythmé ces cinquante années. Un chapitre particulier est réservé au Club-ados et au Club du 3ème âge ; un autre à la Vogue qui a été organisée par le Foyer rural pendant vingt-cinq ans.

Ensuite – et c’est peut-être le plus emblématique de la vie du Foyer – les activités : elles sont si nombreuses qu’il a fallu, là encore, opérer une sélection. Elles sont présentées en trois groupes : activités sportives, musicales et de loisirs. L’ordre de leur présentation est arbitraire et ne correspond évidemment pas à une quelconque hiérarchie des valeurs.

Le Foyer rural a passé maintenant la barre symbolique du demi-siècle. Souhaitons-lui de poursuivre sa route encore longtemps. Souhaitons à ceux – présents et à venir – qui l’animent de garder l’enthousiasme qui a porté le Foyer pendant ces cinq décennies. Souhaitons que les plus anciens d’entre nous retrouvent dans cette évocation du passé de bien bons souvenirs.

Jean François Noël